Depuis que j'ai commencé mes recherches j'ai à coeur de dater un moment en particulier . Quand la vie de Georges a-t-elle basculé? A quel moment précis a-t-il été jeté dans l'horreur de la guerre?
Il y a quelques semaines, j'ai contacté un historien, spécialiste de la guerre dans les Vosges, dont j'avais repéré le nom sur un article de journal. Yann Prouillet, a pris beaucoup de son précieux temps pour répondre à mes questions.
Maintenant je peux vous raconter avec certitude que le Fort d'Arches, qui abrite Georges et toute sa 16ème compagnie du 170 ème régiment d'infanterie au début de la guerre, est préservé lors de l'année 1914
Tant que Georges stationne au fort , sa vie était donc relativement tranquille à l'image d'un soldat dont le temps est rythmé par les exercices militaires et les tâches quotidiennes. Les corvées de lait à la ferme voisine se sont même transformées en rendez-vous galants avec Valentine comme nous le savons déjà.
Sur cette carte vous pouvez situer les lignes de fronts ainsi que les forces françaises en bleu et allemandes en rouge. J'ai placé une croix verte pour pointer le fort d'Arches qui se situe à l'arrière (cliquez pour agrandir)
J'ai pu découvrir à quel moment exactement et pourquoi cette relative tranquillité a cessé début 1915. D'après les journaux militaires de l'époque, le 1er mars 1915 la 16ème compagnie du 170ème régiment d'infanterie reçoit l'ordre de rejoindre le 370ème régiment d'infanterie.
On peut imaginer les adieux déchirants et remplis de promesse entre Georges et Valentine Peut-être même est-ce ,à ce moment-là, qu'ils se sont fiancés.
Extrait du Journal de marches et opérations du 370 ème RI consultable en ligne sur le site mémoire des Hommes:
J'ai retrouvé un témoignage d' Emile
Fournier , Maire de Badonviller en mars 1915 qui écrit:
Le 21 février 1915, ils envoyaient sur la ville 30 obus de gros calibre qui ne firent que des dégâts matériels.
Les 27 et 28 février,1er, 2, et 3 mars suivants, ils attaquaient en force le secteur notamment la Chapelotte, Neuviller et le Chamois, établissant leurs lignes à proximité de Badonviller (1500 mètres au maximum).
Vous comprenez ainsi pourquoi le 370ème régiment arrive en renfort. C'est ici, en ce début de mars 1915 sur le front de Neuviller les Badonviller que les combats de la première guerre mondiale ont véritablement commencé pour notre aïeul, le soldat Georges Houot.
Dans le prochain article, je vous emmenerai avec lui dans les tranchées du bois du Feys à 1500 mètres des allemands.
Notre histoire dans l'Histoire...A suivre....

















